Sukhothaï : derniers jours en Thaïlande avant le Myanmar

Situé à la même latitude que le poste frontière vers la Birmanie et bien renommée, Sukhothaï semble être la dernière étape idéale avant de quitter le pays. Peter et moi nous infligeons encore quelques heures de bus et arrivons à l’hôtel en fin d’après-midi.

Après une petite sieste, d’autres backpackers arrivent dans la chambre. Nous choisissons de sortir ensemble à la recherche d’un repas et quelques bières. Au retour, l’hôtel disposant d’un roof-top et le temps étant plutôt propice, la nuit s’étend beaucoup plus que de raison. C’est donc de manière tout à fait prévisible que la journée suivante est plutôt courte et inefficace en ce qui concerne le tourisme.

Sukhothaï rooftop viewLe parc historique de Sukhothaï

La deuxième journée sur place en revanche est dédiée à la visite du parc historique. Situé à quelques kilomètres de la nouvelle ville on y accède par bus. Il est aussi possible de louer un scooter ou se faire transporter par un tuk-tuk mais on préfère l’option la plus rentable et confortable. Une fois sur place on peut louer des vélos pour s’y promener, ce que nous avons décidé de faire car le parc est assez étendu. L’entrée coûte 100 baths avec 10 de supplément pour l’accès du vélo.Parc historique SukhothaïPour la petite histoire, sachez que si Ayutthaya a été capitale de Siam entre 1350 et 1700 environ, Sukhothaï l’a été dès 1238. Le complexe abrite donc des temples partageant des propriétés avec ceux d’Ayutthaya mais exhibant aussi quelques différences.Parc historique Sukhothaï Bouddha

Comme la météo est toujours imprévisible nous avons eu la joie de nous abriter dans l’un des temples pendant une averse d’une demi-heure. Ce fut l’opportunité de discuter avec deux ressortissants chinois et leur guide.Parc historique Sukhothaï temple

Comme on est samedi, à notre retour à l’hôtel nous tombons sur un marché dans notre rue. On en profite donc pour se remplir la panse de street food avant de se poser et apprécier la salle cinéma de l’hôtel.

Le petit trek dans le parc national

J’avais déjà commencé à marcher avec Peter dans les environs de Chiang Mai. Pour le troisième jour à Sukhothaï on attaque les choses sérieuses. Rendez-vous dans le parc national de Ramkhamhaeng pour une vrai montée. Après un copieux repas, nous louons un scooter. A l’arrivée une ranger nous accueille et s’informe sur nos intentions. (On peut dormir au sommet de la montagne). Elle nous demande aussi si nous avons de l’eau. Nous lui indiquons que nous souhaitons faire l’aller-retour et elle nous précise que les 4 km vers le haut nous prendrons trois à quatre heures. Il faudra donc être prudent avec le temps pour rentrer avant la nuit.Ramkhamhaeng national park

On commence l’acenssion comme des bourrins. Il faut dire que Peter est plutôt sportif et après la première demi heure je commence à suer plus que je ne le pensais possible. On réduit donc le rythme tout en restant au dessus du niveau débutant.Ça monte

Le terrain est accidenté et la pente raide, il fait chaud et humide, les moustiques nous harcèlent. C’est vraiment éprouvant.Paysage nuagesCependant on sent bien qu’on ne fait pas ça pour rien. La vue est superbe et on finit par atteindre les nuages. De plus je suis super heureux à chaque fois qu’on croise une nouvelle espèce de fourmis.

Après trois heures de marche/escalade on arrive au camp d’en haut. On prend 10 minutes pour se remettre et boire un coca. Rapidement il faut déjà redescendre pour ne pas finir dans le noir. Ramkhamhaeng national park nuagesDe toutes manières l’endroit est sympa mais la vue se résume désormais à l’épaisse brume blanche des nuages.

La descente prends une demi heure de moins mais avec la fatigue et l’état du chemin c’est bien casse gueule. Je suis soulagé d’arriver entier en bas avant la nuit.Ramkhamhaeng national park soir

De retour à l’hôtel on finit à nouveau la journée par un film et on établit le plan de bataille pour le lendemain, grand départ en direction de Mae Sot et la frontière Birmane.

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