Route Naypyidaw

Naypyidaw : Capitale du Myanmar et ville fantôme

Après les quelques jours passés à Yangon, avec l’histoire de mon indigestion, et l’expérience de méditation plutôt différente de ce que j’imaginais, j’ai voulu prendre l’air et bouger même si je sais que la ville avait probablement encore beaucoup à m’offrir. Je suis donc parti droit au Nord, vers la capitale du Myanmar : Naypyidaw.

Les bus au Myanmar

C’est donc reparti pour un tour en bus. Je vous ai déjà expliqué ce que je pense des bus ? Je déteste ça. Comme je suis plutôt grand et large d’épaules je ne peux pas bouger. Mes genoux sont dans le siège de devant, mes pieds n’ont pas de place, donc j’ai mal aux fesses au bout de trente minutes et je gène mon voisin autant qu’il me dérange. Cependant, c’est le mode de transport par défaut dans ce pays et il faut bien s’y faire. Comme c’est vraiment le transport de base, il y a quelques points qui tiennent la route. Par exemple en général l’écart entre les sièges est supérieur à ce qu’on pourrait attendre vu la taille moyenne des birmans. Et il y a presque toujours la clim’. Ce qui a du bon quand il fait 35°, mais peut devenir désagréable au bout de cinq heures dans un bus à 18°… Parfois les bus proposent de la musique ou la télé. Ça pourrait être sympathique mais malheureusement je suspecte un problème d’audition congénital parce que le son est toujours beaucoup trop fort.

Arc en ciel Naypyidaw

Enfin bon, cahin-caha, on finit toujours par arriver, et là c’est plutôt sympa parce malgré une arrivée assez tardive, le soleil est encore présent, ce qui me permet de profiter d’un double arc-en-ciel pendant les dernières minutes de bus et d’un coucher de soleil à la sortie.

Sunset Naypyidaw

La ville de Naypyidaw

Je le savais avant devenir, c’est pourquoi je n’ai prévu qu’une seule nuit : La ville de Naypyidaw est la capitale du pays mais c’est surtout une ville vide. Construite sur ordre du gouvernement il y a quelques années seulement, c’est une vrai ville nouvelle. Personne ne vit ici. Les gens qui y sont forcés viennent travailler dans les bureaux gouvernementaux la semaine et repartent le week-end. Il n’y a donc pas grand chose à faire ou à voir. Et les hôtels sont plutôt chers. Pas d’auberge de jeunesse.

Hotel NaypyidawQu’à cela ne tienne, ça reste abordable en comparaison des tarifs européens et je profite d’une bonne nuit de sommeil. Le lendemain je suis prêt pour un tour en taxi dans la ville. Comme prévu, pas grand chose à voir. Pas de piétons, peu de voitures. Les parcs et ministères sont immenses, les routes et ronds-points aussi.

Sérieusement, vous avez vu le nombre de voies vides ? Regardez encore !

Route Naypyidaw zoomDeux fois dix voies. Et personne… Peut-être que dans 10 ans ça sera rempli et qu’ils seront bien fiers de leur planification urbaine. En attendant c’est à la fois ridicule et impressionnant. La ville tellement grande que je ne suis pas capable de trouver un centre digne de ce nom avec un peu d’activité. Et certaines zones sont interdites aux étrangers. Voire réservées aux militaires hauts-gradés. Ayant vu ce que je voulais voir, c’est reparti vers le nord et Mandalay.

La difficulté du départ


Ce qui est amusant et intéressant pendant un voyage assez long comme celui que je suis en train de vivre c’est d’observer les modification qui adviennent dans notre organisation psycho-spatio-temporelle. La manifestation typique c’est de ne plus se soucier du jour de la semaine. La seule chose qui importe en terme de jours, c’est combien de jours me reste-t-il dans ce pays avant la fin de mon visa. Et parfois, ça peut être problématique. Typiquement j’ai voulu quitter Naypyidaw un vendredi. Lorsque j’ai demandé à la réception de mon hôtel de me réserver un bus vers Mandalay, ils m’ont indiqué que tout était plein pour le jour même.

Mais hors de question pour moi de payer une nuit de plus à ce prix dans une ville ou il n’y a rien à faire. Je me suis donc fait déposer en taxi au terminal de bus et ai commencé à demander autour de moi. Un local parlant anglais correctement m’a rapidement et aimablement pris en charge. Il se met à demander au différentes compagnies de bus pour moi. A priori tout était plein et j’étais condamné à attendre 4 ou 5 heures pour obtenir un bus de nuit, une option que je veux éviter. Et au bout de 15 mn à chercher, juste avant de finir par accepter, on se fait rappeler par une compagnie. Une place vient de se libérer pour un bus à 15 heures, juste une heure d’attente. Moralité : il faut oser, essayer, et être patient.

Pour en revenir aux jours: pourquoi tous les bus étaient plein ? On était vendredi et tout les gens travaillant à Naypyidaw rentraient dans leur famille pour le weekend.

Une réflexion sur « Naypyidaw : Capitale du Myanmar et ville fantôme »

  1. Les photos sont magnifiques – nous avons vu ta soeur hier et bien sûr parlé de toi – nous t’accompagnons dans tes découvertes ! Bon vent ! Bisous papy et mamie.

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