Le grand départ

Ça y est, je suis parti. Après quelques semaines de préparation, je quitte le petit village normand ou réside ma mère, direction l’Asie du Sud-Est. Ma sœur me dépose à la gare qui doit me permettre de rejoindre Paris, d’où je prendrais l’avion. J’aime beaucoup les transports en commun : train, métro, avion… Malgré l’inconfort physique je trouve toujours magique de voir comment ces choses fonctionnent, les gens qui s’en servent, qui les a construits et comment ?
Alors pendant ce trajet je suis perdu dans mes pensées, je descend du train à Saint-Lazare, je demande au guichet RATP quels tickets prendre pour l’itinéraire que j’ai prévu: Ligne 14, RER puis tramway T7 jusque à Orly. « Un ticket pour le métro et deux pour le tram » me répondent les deux agentes. « Vous êtes sures ? Le ticket métro passera pour le RER ? » « Bien, sûr, no problem. » Ok, c’est parti alors. Je prends le ticket de métro, monte dans la ligne automatisé 14 et replonge dans mes pensés. Quand j’arrive à la bibliothèque François Mitterrand je change pour mon RER C direction sud. Et deux stations plus loin ça ne manque pas : contrôle des billets. Tout fier, je sors mon ticket de métro. Évidement, la réponse est cinglante: « Eh non monsieur, ça c’est pour l’intérieur de Paris, ici il vous faut un ticket RER. ». Bon, bon, c’est 35€ alors je paye, pas moyen de prouver qu’on m’a dit le contraire une heure plus tôt.

Cahin-caha, je finis donc par arriver à Orly deux heure trente avant le décollage de mon avion, j’ai faim, mais avant il faut s’enregistrer. Hop une borne automatique, hop le numéro de réservation, et hop la carte d’embarquement. On la range dans le passeport, et là, c’est le drame… Pas de passeport ! Mon monde s’écroule. Ou est il ? Ah oui, dans le photocopieur, chez ma mère. Je ne pars plus alors ? Que faire ? On appelle maman à la rescousse, on demande de l’aide au comptoir d’enregistrement, au bureau d’info de l’aéroport, partout. J’ai ma carte d’identité donc je pourrais embarquer pour Oslo ce soir, mais demain, ma correspondance pour Bangkok ne se fera pas sans passeport… Pas moyen de faire arriver le passeport avant l’embarquement, un seul vol Oslo-Bangkok par semaine, le prochain Paris-Oslo part à la même heure demain, trop tard pour attraper la correspondance. A force de réfléchir, voilà l’idée, je prends un autre vol le lendemain matin pour Paris-Oslo, suffisamment tôt pour le changement. Je réserve donc le seul vol correspondant aux critères: Air France, de Roissy, décollage à 9h30. Il faut encore récupérer le passeport et trouver ou dormir. Ma mère se plie en quatre et prends la route (deux fois deux heures) pour me le ramener, et un couple d’ami accepte de m’héberger chez eux pour la nuit. Tout n’est donc pas perdu, c’est une occasion de se voir avant ce départ. Cette opération m’aura donc couté les 250€ du billet supplémentaire. Pas la fin du monde, mais une dépense imprévu quand même. Un bon conseil aux voyageurs: n’oubliez pas votre passeport, et un conseil à tous : N’oubliez rien dans un photocopieur !

La suite du voyage se déroule plutôt bien, Norwegian et AirFrance sont vraiment de bonnes compagnies (l’une nettement moins chère que l’autre). Le voyage est plutôt confortable. Reste une dernière épreuve que je redoute, l’immigration en Thaïlande. On m’a dit qu’ils étaient durs et je compte sur une exemption de visa, mais je n’ai pas encore prévu de vol sortant du pays. Cette étape se déroule beaucoup plus facilement que prévu et j’obtiens facilement ce beau tampon.

Ensuite viennent les premiers chocs :

  • Il fait chaud, et il fait humide. Après les 11 degrés d’Oslo et l’air climatisé et pressurisé de l’avion, ça fait drôle.
  • Les odeurs sont vraiment surprenantes. Ça sent la nourriture mais… Pas comme d’habitude. Impossible de reconnaitre quoi que ce soit.
  • Et puis, il est 7 heures du matin, je n’ai pas assez dormi, j’ai faim, bientôt soif et il est trop tôt pour rejoindre l’hôtel.

Le plan finit donc par devenir « Manger, boire et ne pas s’endormir dans la rue ». Après un coup de métro et une bonne marche dans ce qui ressemble à un centre des affaires avec de grandes tours et des bureaux partout je trouve un centre commercial, commence par me poser dans un Starbucks puis un restaurant. Je finirais ensuite par rejoindre mon hôtel et m’y écrouler afin de récupérer de mon jetlag.

2 réflexions au sujet de « Le grand départ »

  1. Ahah un jour on a perdu la carte d’identité de Lucie et on l’a retrouvé 2ans plus tard lors d’un déménagement… Elle était dans le photocopieur ! =) j’aurais du te raconter cette histoire bien avant lol.
    Voyage qui débute bien en tout cas !
    Au plaisir de lire la suite
    Tchou

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