IPV6

IPV6, enfin !

Depuis le temps que ça me chagrine. L’IPV6, vous savez tous ce que c’est. Ce protocole qui est destiné à remplacer l’IPV4. Une adresse IP vous en avez déjà vu une, genre 192.168.0.12. C’est l’adresse d’une machine sur un réseau. Votre PC en a une, votre smartphone en a une, votre box en a deux ou trois. Même votre imprimante wifi en a une.

Bon il se trouve qu’en version 4, ça va de 0.0.0.0 à 255.255.255.255. Avec un système qui fait qu’un certain nombre de ces adresses sont réservées. Du coup ça fait 4 294 967 296 possibilités. C’est bien. Mais avec le nombre de trucs qu’on connecte de nos jours ça se complique. Si votre frigo et votre ampoules veulent des adresses aussi on ne vas pas pouvoir continuer à servir tout le monde.

Du coup une bande de nerds a inventé l’IPV6. L’IPV6 c’est encore plus sympa à écrire, ça va de 0000:0000:0000:0000:0000:0000:0000:0000 à ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff. Sachant qu’on passe de 000f à 0010. Bref, ça fait 2128 adresses ou approximativement 3.4×1038. Oui oui, 340 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000. Avec ça on devrait pouvoir filer une adresse à chacun des neurones de chaque être humain. Bon j’exagère peut-être un peu (quoi que ?), mais en tout cas on a de la marge.

Bref, tout geek qui se respecte se doit de faire passer tout ce qu’il peut en IPV6. Et mon serveur, sur lequel ce site est hébergé, ça fait quelques années que j’essaye sporadiquement de le passer en IPV6. Et aujourd’hui, j’ai réussi.

IPV6: l’exploit technique

Rien de compliqué en fait. Comme j’utilise un linux à jour, le logiciel est déjà capable de faire son boulot, j’avais plus qu’a le configurer correctement. La doc pour mon hébergeur (OVH) est par là. En fait mes essais précédents étaient pas trop mal, mais toujours à côté à un ou deux détails près. Et ce n’était pas forcément évident de trouver cette doc. parce que je suis chez OVH mais avec un kimsufi qui a quelques années. Et du coup, pas de support chez eux, les forums bougent tout le temps et je dois me démerder à 100% pour le software.

Enfin, tout ce qu’il me manquait, c’était de correctement configurer les routes.

Une petite édition du fichier /etc/network/interfaces pour la n-ème fois, mais correctement cette fois-ci. Et surtout, surtout, ce que j’avais toujours oublié jusque là: Un bon vrai redémarrage de la machine pour prendre en compte les changements.

Ensuite on teste avec un petit « ping6 ipv6.google.com » et c’est le bonheur, ça pong, et ça tourne. Tout ça c’est très beau, mais ça tourne pour le serveur. Parce que le serveur il est dans un data center correctement équipé.

A la maison c’est tout autre chose. Comme j’ai un fournisseur d’accès tout à fait moyen, sans IPV6 sur ses équipements, je suis coincé à priori. Heureusement, il existe un moyen. (Plusieurs en fait, mais je vais vous parler de celui que j’utilise). Ce moyen s’appelle Teredo, et c’est super facile. Sous un Windows à jour, rien à faire. Tout fonctionne, vous avez de l’IPV6 nativement. Et si vous bricolez et tapez ipconfig dans la console vous avez peut-être déjà vu « Carte tunnel Teredo Tunneling Pseudo-Interface » ou un truc du genre. C’est une sorte de VPN IPV6 qui circule tranquillement sur une couche IPV4 et vous débarque vos connexions IPV6 sur un beau relai. Et donc pour l’installer sous ubuntu/debian, hop, un petit « apt-get install miredo » et c’est réglé. Même pas de config à faire. Il faudra juste penser à le désactiver quand on aura de vrais FAIs.

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